Menacé-e ou en danger, vous souhaitez agir ?

Différentes possibilités s'offrent à vous.


Vous avez le droit de quitter le domicile conjugal ou le lieu de vie familial avec vos enfants, sans que l'autorisation d'un ou d'une Juge ne soit nécessaire. Dans ce cas, il conviendra toutefois, si vous avez quitté le domicile conjugal ou le lieu de vie familial avec vos enfants, d'en informer ultérieurement la ou le Juge de paix de votre district. N'oubliez pas d'emporter tous les papiers qui sont nécessaires pour vous et vos enfants (papiers d'identité, argent, cartes de crédit, procuration de compte bancaire, carnets, permis de conduire, certificats médicaux..., ainsi que vos clés, un minimum de vêtements et de jouets).

Au besoin, appelez ou faites appeler la police - 117 - pour vous permettre de partir, soit chez des parents, chez des ami-e-s, à l'hôtel ou dans un foyer d'accueil. Vous pouvez également demander un accompagnement policier pour aller chercher des affaires au domicile conjugal.

Si vous n'avez pas de parents ou d'ami-e-s qui puissent vous accueillir, contactez:

Pour les femmes: Solidarité Femmes / Centre LAVI, Tél : 026 322 22 02

Pour les hommes et les enfants: Centre de consultation d'aides aux victimes (LAVI), pour enfants et adolescents et les hommes, Tél: 026 305 15 80
En dehors des heures de bureau: 143 - La Main Tendue


Vous voulez agir 

L'époux ou l'épouse (mais pas le concubin ni la concubine) victime de violence conjugale peut demander au Président ou à la Présidente du Tribunal d'arrondissement du domicile de bénéficier de mesures protectrices de l'union conjugale. Cette requête s'effectuera de préférence avec l'aide d'un Centre LAVI, d'un-e avocat-e ou encore, pour les femmes, de l'association espacefemmes Fribourg. Les partenaires civilement enregistrés peuvent bénéficier, à leur demande, de mesures protectrices semblables à celles des couples mariés.

Si vous désirez simplement faire rappeler à l'ordre votre conjoint-e face à la violence que vous subissez, il est aussi possible de le faire par le biais des mesures protectrices de l'union conjugale. Encore une fois, cette protection particulière n'est accessible qu'aux personnes mariées, mais pas aux personnes en concubinage, même si elles ont des enfants. Un-e partenaire civilement enregistré-e peut également demander au Président ou à la Présidente du Tribunal d'intervenir face à son ou sa partenaire en cas de situation de violence.

Cette requête est simple et ne nécessite pas le dépôt d’une plainte pénale. Les mesures protectrices règlent diverses questions telles que la durée de la séparation, l’attribution de la jouissance du logement familial, la garde des enfants, l’obligation d’entretien. Cette procédure n’engendre pas de frais judiciaires.
 
Les personnes qui souhaitent recourir aux services d’un-e avocat-e, mais qui n’ont pas les moyens de payer leurs honoraires, peuvent demander l’assistance judiciaire (frais d’avocat-e et de justice pris en charge par l’Etat).

Lorsqu’un dialogue est encore possible, vous pouvez orienter votre conjoint-e ou partenaire – enregistré-e ou non- vers l’association EX-pression. Cette association soutient et accompagne les personnes - hommes ou femmes - qui ont recours à la violence, dans un contexte thérapeutique visant à modifier leur comportement. EX-pression travaille sur la base d’un programme de groupe qui assure un suivi et une prise en charge des auteur-e-s de violence
 

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