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Une modification inévitable du plan de pension
Une modification inévitable du plan de pension © Tous droits réservés

Une modification inévitable du plan de pension

Une modification inévitable du plan de pension
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La Caisse de prévoyance du personnel de l’Etat de Fribourg est confrontée à deux tendances : la hausse de l’espérance de vie et la baisse des rendements sur les marchés. Ensemble, ces deux tendances conduisent à une insuffisance de financement qui impose une réforme du plan de pension, impliquant des baisses de rentes.

L’Etat de Fribourg et les institutions affiliées emploient plus de 19'000 personnes. Quand elles arrivent à la retraite, ces personnes bénéficient d’une rente AVS (1er pilier) et du produit de leur épargne personnelle (3ème pilier). Elles touchent aussi une rente de retraite (2ème pilier), versée par la Caisse de prévoyance du personnel de l’Etat de Fribourg (CPPEF). Cette caisse est gérée conjointement par des personnes représentant le personnel et l’employeur.

Le comité de la CPPEF a annoncé en juin 2018 que la viabilité de la caisse était menacée par deux tendances. D’une part, l’espérance de vie augmente : selon l’Office fédéral de la statistique, en vingt ans, elle a augmenté d’environ trois ans chez les hommes de 65 ans et de deux ans chez les femmes du même âge. D’autre part, les rendements sur les marchés financiers diminuent : alors qu’en 2011, on pouvait encore espérer un rendement de la fortune de 4,5%, les attentes sont dorénavant calculées sur la base d’un taux de 2,8%. 

Les projections réalisées par la CPPEF sont formelles : la conjonction des deux tendances mentionnées conduit la CPPEF vers une insuffisance de financement à moyen terme. Selon la loi, le financement peut être considéré comme viable si la caisse atteint un degré de couverture de 80% à l’horizon 2052. Le degré de couverture est le rapport entre la fortune de la caisse et le total des avoirs des personnes assurées, actives et retraitées. Les projections indiquent que ce degré devrait chuter à 45% en 2052 si rien n’est entrepris. Si l’on veut tout à la fois maintenir les prestations et répondre aux exigences légales, il faut injecter 1,4 milliards de francs dans la CPPEF (sur la base d’un taux d’intérêt crédité de 2,5% ; la CPPEF avait basé son estimation sur un coût de 1,8 milliards, sur la base d’un taux d’intérêt crédité de 2%). C’est face à ce constat que le comité de la CPPEF a remis un rapport au Conseil d’Etat, lui demandant d’agir.

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