Rétrospective archéologique 2018

Les douze points forts de l’archéologie fribourgeoise de l’année 2018, tel que publiés dans les Cahiers d’Archéologie Fribourgeoise (lien vers la publication).
Des autres événements sur la page en langue allemande.

SAEF, calendrier 2018
SAEF, calendrier 2018 © Tous droits réservés
De l’ombre à la lumière
SAEF, De l’ombre à la lumière
SAEF, De l’ombre à la lumière © Tous droits réservés
SAEF, De l’ombre à la lumière

Après un patient travail de restauration, l’un des récipients mis au jour dans une tombe de l’âge du Bronze à Rossens a retrouvé ses formes. Quasi complet mais déformé et fragmenté par le poids de la terre, ce pot a été consolidé, plâtré, prélevé et transporté au Service archéologique. La restauratrice Fanny Revertera l’a ensuite bichonné: dégagement de la partie basse puis haute du récipient, nettoyage des tessons avant de les repositionner à plat sur un plan réalisé à partir d’orthophotographies, consolidation, remontage et collage. Enfin, le pot est prêt pour la photo officielle.

Belfaux de profil

Belfaux, son passage à niveau, ses bouchons, ses travaux… et son village médiéval. Les automobilistes traversant la commune ne le savent pas, mais le creusement d’une tranchée a révélé les vestiges enfouis d’habitations. Fonds de cabane, fosses et trous de poteau apparaissent clairement dans le profil. Henri Vigneau, collaborateur infatigable du Service archéologique, s’empresse de les décrire et de les relever, avant le retour des pelles mécaniques.

SAEF, Belfaux de profil
SAEF, Belfaux de profil © Tous droits réservés
SAEF, Belfaux de profil
Archéologie pratique
SAEF, Archéologie pratique
SAEF, Archéologie pratique © Tous droits réservés
SAEF, Archéologie pratique

Voir, toucher, expérimenter pour apprendre l’Histoire. Des objets archéologiques originaux et des facsimilés sont désormais à disposition des enseignants et de leurs élèves (5-6H) dans quatre nouvelles mallettes d’archéologie fribourgeoise. La réalisation de ce matériel pédagogique, verni en présence du Conseiller d’État Jean-Pierre Siggen, est le fruit d’une collaboration entre la Haute École pédagogique, le Service archéologique et les Services de l’enseignement obligatoire de langue française et de langue allemande (SAEF, Matériel didactique).

L’île passée au détecteur

Profitant d’une période de basses eaux du lac de la Gruyère, les détectoristes amateurs agréés par le Service archéologique ont réalisé une prospection systématique au détecteur de métaux sur l’île d’Ogoz, lieu emblématique du patrimoine fribourgeois. La campagne a été fructueuse: 132 objets archéologiques mis au jour, parmi lesquels de nombreuses monnaies, et surtout une excellente collaboration entre amateurs et professionnels. Une expérience très enrichissante pour tous.

SAEF, L’île passée au détecteur
SAEF, L’île passée au détecteur © Tous droits réservés
SAEF, L’île passée au détecteur
Mon chantier va-t-il être bloqué? Qui va payer?
SAEF, Mon chantier va-t-il être bloqué? Qui va payer?
SAEF, Mon chantier va-t-il être bloqué? Qui va payer? © Tous droits réservés
SAEF, Mon chantier va-t-il être bloqué? Qui va payer?

Afin de répondre à ces questions, Emmanuelle Sauteur a présenté pour la troisième fois, aux étudiants «conducteurs de travaux» de la Haute école d’ingénierie et d’architecture de Fribourg, le rôle et le fonctionnement du Service archéologique. Lors de ce cours, l’implication concrète de la présence de vestiges archéologiques sur un chantier est abordée: cadre légal, durée et type d’intervention, planification, prise en charge des coûts dans les cantons romands... Cet échange qui permet une meilleure compréhension de nos tâches porte déjà ses premiers fruits.
 

Ceci n’est pas un château!

C’est ce qu’ont appris les amis d’ArcheoFribourg en admirant le pavillon de chasse de Guillaume de La Baume, dit «Château d’Illens». Ces ruines constituaient le clou de la promenade archéologique à Illens, proposée par Rocco Tettamanti et Michel Mauvilly, collaborateurs du Service archéologique. Le public, nombreux et ravi, a notamment découvert les travaux de conservation en cours, financés par l’«Association Château d’Illens» dont la présidente, Roselyne Crausaz, s’est fait la porteparole (plus d’informations ici).

SAEF, Ceci n’est pas un château!
SAEF, Ceci n’est pas un château! © Tous droits réservés
SAEF, Ceci n’est pas un château!
Sous les pavés, des squelettes
SAEF, Sous les pavés, des squelettes
SAEF, Sous les pavés, des squelettes © Tous droits réservés
SAEF, Sous les pavés, des squelettes

La population est venue en nombre aux portes ouvertes organisées par le Service archéologique pour présenter les fouilles réalisées dans le quartier du Bourg à Fribourg.
Tombes de l’ancien cimetière St-Nicolas, caveaux de la chapelle funéraire utilisée comme ossuaire et vestiges d’un rang de douze maisons, parmi les plus anciennes de la ville, font partie des découvertes présentées par Aude-Line Pradervand et Gilles Bourgarel (plus d’informations ici).
 

Quand archéologie rime avec pédagogie

2018, année européenne du patrimoine culturel, a été l’occasion d’encourager les jeunes générations à promouvoir l’histoire de leur région et de les sensibiliser à la sauvegarde de leur patrimoine. Dans le cadre d’un projet culture-école réunissant le Service des biens culturels, le Service archéologique et plusieurs écoles primaires du canton, les élèves ont préparé des panneaux présentant les monuments et vestiges de plusieurs localités, notamment Riaz. Ces travaux ont été présentés au public lors des Journées européennes du patrimoine.

SAEF, Quand archéologie rime avec pédagogie
SAEF, Quand archéologie rime avec pédagogie © Tous droits réservés
SAEF, Quand archéologie rime avec pédagogie
Un tour sur les remparts
SAEF, Un tour sur les remparts
SAEF, Un tour sur les remparts © Tous droits réservés
SAEF, Un tour sur les remparts

Les remparts et tours de Fribourg ferment leurs portes. Organisée dans le cadre de l’année du patrimoine et sur proposition du Service des biens culturels, la mise en valeur de ces fortifications a permis de les ouvrir au public pendant quatre mois. Visiteurs fribourgeois et touristes ont ainsi pu (re)découvrir et s’approprier ces joyaux, symboles de la ville, et prendre conscience de la nécessité de leur conservation. Espérons que cette expérience sera renouvelée chaque année, pour la joie des petits et des grands.

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