Dioxyde d'azote, réseau de capteurs passifs

Le Service de l’environnement a mis en place un réseau d’une trentaine de points de mesure du dioxyde d’azote au moyen de capteurs passifs, répartis dans tout le canton. Un rapport qui contient toutes les données est publié annuellement.

Dioxyde d'azote, capteur passif
Dioxyde d'azote, capteur passif © Tous droits réservés
Réseau et méthode de mesure

Le Service de l’environnement exploite un réseau avec trois stations équipées d’appareils mesurant en continu plusieurs polluants, notamment le dioxyde d’azote. Pour le dioxyde d’azote – un des polluants principaux dans les villes – le Service a mis en place un second réseau constitué de capteurs passifs.

La mesure par capteurs passifs s’opère au moyen de petits tubes en plastique fermés par un bouchon à l’une des deux extrémités. L’extrémité fermée contient une grille métallique imprégnée d’une substance chimique qui réagit en captant le dioxyde d’azote. Dans la pratique, les capteurs passifs sont exposés à l’air durant plusieurs semaines. Le dioxyde d’azote capté est ensuite déterminé en laboratoire. Les résultats analytiques expriment la concentration moyenne en dioxyde d’azote pendant le temps d’exposition.

Comparés aux stations de mesure équipées d’analyseurs en continu, les capteurs passifs ont l’avantage de permettre la surveillance de la pollution atmosphérique en de nombreux endroits à un coût relativement modeste. Cependant, aucune valeur de pointe à court terme ne peut être saisie. Il faut effectuer une année de mesures pour vérifier si la valeur limite d’immission* est respectée. La méthode appliquée est simple, peu coûteuse et offre malgré tout une précision acceptable (environ 15 à 20% d’incertitude de mesure)

Rapport 2017

Les concentrations en dioxyde d’azote dans l’air ont baissé d’environ 8% de 2016 à 2017.

En ville de Fribourg, la pollution dans le quartier du Bourg a nettement diminué suite à l’ouverture du Pont de la Poya en octobre 2014. Les concentrations ont également baissé à la rue Joseph-Piller qui est devenue zone de rencontre en 2014, ainsi qu’à la place de la Gare suite à l’introduction du sens unique à l’avenue de la Gare. Dans ces quartiers, tout comme dans les régions du canton qui ne sont pas sous l’influence du trafic routier, la valeur limite est respectée.

Suite à l’ouverture de la H189 et grâce aux mesures d’accompagnement mises en place, la situation s’est nettement améliorée dans l’agglomération bulloise. Cependant, la baisse des concentrations marque le pas. La charge en dioxyde d’azote augmente même à certains emplacements comme celui du site H189-Planchy.

Dans les zones de l’agglomération fribourgeoise et dans certains centres régionaux exposés à un trafic important ou à des conditions de ventilation défavorables, la valeur limite est dépassée. En tout, 7 des 27 emplacements de mesure présentent encore une moyenne annuelle au-dessus de la valeur limite en 2017.

* Immission de polluants atmosphériques : pollution atmosphérique à l’endroit où elle déploie ses effets sur l’homme, les animaux, les plantes, les sols et les biens matériels

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Section air, bruit et RNI

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