Les infrastructures forestières sont constituées principalement de chemins et de hangars, mais aussi d’ouvrages de protection contre les dangers naturels. Ces infrastructures ont été créées de manière durable. Etant donné qu’elles concernent aussi bien des ouvrages de génie civil que des constructions, et qu’elles appartiennent à plusieurs maîtres d’oeuvre différents, des inventaires complets et précis ne sont pas disponibles.

Une estimation grossière des valeurs et quantités actuelles est tout de même possible sur l’ensemble du canton de Fribourg:

Chemins forestiers  Fr. 300 - 400 mio.
Hangars forestiers  Fr. 30 - 50 mio.   
Ouvrages et mesures de protection  Fr. 30 - 40 mio

 

Les chemins forestiers sont les plus importants car ils sont indispensables pour l’exploitation de la ressource bois et pour l’entretien des forêts de protection.

Les chemins forestiers ont une largeur de 2.8 à 3.5 m, sont carrossables sur une seule voie et ont une pente maximale de 12-14%. Grâce à leurs petits rayons de courbes, ils sont bien adaptés dans le terrain et disposent en général d’un revêtement naturel. Dans les Préalpes où les précipitations sont élevées, les chemins en pente sont parfois constitués d’un revêtement en dur, qui permet de protéger contre l’érosion et de réduire l’entretien.

 

forêt - infrastructures
Infrastrukturen im Wald © Tous droits réservés
forêt - infrastructures

Construction d’un chemin forestier. Afin de minimiser l’impact et les coûts, l’adaptation au terrain est très importante lors du choix du tracé. Les talus ouverts seront rapidement recouverts par la végétation.

Pont en bois en forêt
Pont en bois en forêt © Tous droits réservés
Pont en bois en forêt

Le canton de Fribourg possède environ 1'400 km de chemins forestiers. Pour une surface forestière de 40'000 ha, cela représente une moyenne de 35 mètres par hectare (Plateau: 58.1 m/ha, Préalpes: 16.6 m/ha). Durant la période de 1980 à 2000, seuls 80 km de nouveaux chemins forestiers ont été construits. Les chemins principaux sont actuellement construits et les moyens financiers seront dorénavant investis pour maintenir le réseau de chemins existants.

Depuis 1991, la circulation sur les chemins forestiers est interdite pour des buts non forestiers par la législation fédérale. Son application ne profite par seulement aux animaux et plantes, mais à l’ensemble de la population qui peut jouir d’un accès libre en forêt, pour la détente, le sport, la récolte de baies et champignons, etc.

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